Comment se remettre du burnout professionnel | Paloma Chiara

Comment se remettre du burnout professionnel

Comment se remettre du burnout professionnel

L’OMS a classé le burnout comme phénomène professionnel en 2019. Pas un défaut de caractère ni un signe qu’on ne supporte pas la pression. Un résultat reconnu du stress chronique au travail qui n’a pas été traité.

Cette distinction compte, parce que la plupart des personnes qui vivent un burnout professionnel passent une part significative de leur récupération à s’en blâmer.

Ce qu’est vraiment le burnout professionnel

Le burnout a 3 composantes distinctes selon Christina Maslach, dont les recherches définissent le domaine depuis 40 ans: l’épuisement, le cynisme et une réduction du sentiment d’efficacité.

L’épuisement est la plus évidente. Mais le cynisme est la partie que les gens manquent souvent. Quand on commence à se sentir détaché, méprisant envers le travail ou les gens autour de soi, ou incapable de se soucier de choses qui comptaient avant, c’est le burnout qui parle. Et l’efficacité réduite c’est quand on se sent incompétent dans un travail qu’on fait probablement encore bien. On a perdu le signal intérieur qu’on s’en sort.

Les 3 ensemble. C’est le burnout. Un seul d’entre eux pourrait être un mois difficile.

Comment savoir si c’est un burnout et pas juste une mauvaise passe

Une mauvaise passe a une fin. On peut la voir: le projet se termine, le trimestre tourne, la chose se résout. Et le repos aide vraiment. Un week-end loin fait la différence.

Le burnout ne fonctionne pas comme ça. Le repos ne le touche pas, ou le touche seulement brièvement avant que la même appréhension revienne. La fin continue de se déplacer. Et l’épuisement déborde sur tout le reste, pas seulement les heures de travail.

Si on a pris du temps libre et qu’on revient en se sentant exactement pareil, c’est un signe que le problème n’est pas la fatigue. C’est structurel.

Ce qui le cause

Maslach a identifié 6 conditions de travail qui alimentent le burnout. Savoir lesquelles s’appliquent à sa situation compte, parce que la récupération se présente différemment selon la source.

La surcharge. Plus qu’on ne peut raisonnablement faire dans les heures disponibles. Chronique, pas occasionnelle.

Le manque de contrôle. On est responsable de résultats qu’on ne peut pas vraiment influencer. Les décisions se prennent au-dessus de soi, sans soi, et on en absorbe les conséquences.

La récompense insuffisante. La compensation (financière ou autre) ne correspond pas à l’effort fourni. Ou le travail n’est pas reconnu d’une façon qui compte.

La rupture de la communauté. L’équipe est hostile, isolée ou simplement absente. Personne ne vous soutient. La confiance est basse.

L’absence d’équité. La charge de travail, la reconnaissance et les opportunités sont distribuées de façons qui semblent arbitraires ou biaisées.

Le décalage de valeurs. Ce que le travail exige de faire entre en conflit avec ce qu’on croit vraiment. On dépense de l’énergie à rationaliser plutôt qu’à travailler.

La plupart des personnes en burnout gèrent 2 ou 3 de ces éléments en même temps. Identifier les spécifiques aide à déterminer si la situation peut changer ou non.

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Ce qu’il faut faire maintenant

Arrêter d’ajouter des choses. Avant tout le reste, arrêter de dire oui à de nouveaux engagements. Le burnout donne l’impression qu’ajouter un plan de récupération serait encore un élément sur la liste. Donc ne pas le faire. Stopper l’hémorragie d’abord.

Parler à son médecin. Le burnout a des symptômes physiques: sommeil perturbé, immunité réduite, maux de tête, brouillard cognitif. Un médecin peut écarter d’autres causes et, si nécessaire, soutenir pour prendre un vrai congé. Dans de nombreux pays, le burnout est éligible à un arrêt maladie.

Dire à quelqu’un ce qui se passe vraiment. Pas un performatif “j’ai été tellement occupé dernièrement”. Une vraie conversation avec quelqu’un en qui on a confiance sur à quel point c’est devenu difficile. L’isolement aggrave le burnout. La honte de l’état aggrave l’isolement.

La récupération à moyen terme

Se remettre d’un vrai burnout professionnel prend des mois, pas des semaines. La recherche suggère que 3 à 6 mois est courant même avec de bonnes conditions. Ce délai est inconfortable mais vaut la peine d’être connu, parce que les gens paniquent souvent quand ils ne se sentent pas mieux après 2 semaines et concluent que quelque chose est définitivement cassé.

Le sommeil est la base non négociable. La fonction cognitive, la régulation émotionnelle et la résistance au stress en dépendent tous. Avant toute chose, prioriser le sommeil même si cela signifie laisser d’autres choses de côté.

Réintroduire des activités qui ne sont pas productives. Pas l’exercice comme optimisation, pas la méditation comme hack de performance. Des choses qu’on fait sans raison sauf qu’elles donnent quelque chose. Une promenade sans destination. Cuisiner quelque chose qu’on aime. Lire de la fiction. Le cerveau a besoin d’input qui n’est pas instrumentalisé.

Lentement, à mesure que la capacité revient, commencer à poser les questions plus difficiles sur ce qui doit changer structurellement.

Ce qui n’aide pas

Le repos seul ne suffit pas si on revient dans les mêmes conditions. C’est l’erreur la plus courante dans la récupération du burnout. On prend du temps libre, on se sent un peu mieux, on revient, et en 4 à 6 semaines on est exactement là où on était. Parce que la source est toujours là.

L’optimisation de la productivité n’aide pas non plus. De meilleurs systèmes, des routines plus efficaces, une meilleure gestion du temps: tout ça met plus de pression sur un système déjà épuisé. La réponse au burnout c’est moins, pas organisé différemment.

La question structurelle

À un moment dans la récupération, il faut regarder le travail lui-même. Parfois les conditions qui ont causé le burnout peuvent changer: un manager part, un rôle est restructuré, des limites sont établies et maintenues. Parfois elles ne peuvent pas.

Être honnête sur quelle situation c’est est difficile, surtout quand l’identité et les revenus liés au travail rendent partir impossible. Mais rester dans les conditions qui ont causé le burnout en espérant qu’elles changent a son propre coût.

Si on n’est pas sûr de la catégorie dans laquelle on se trouve, ça vaut la peine d’y travailler délibérément plutôt que d’espérer.

Quand chercher du soutien professionnel

Si l’épuisement est sévère, si on vit une dépression ou une anxiété en plus du burnout, ou si on lutte depuis plus de quelques mois sans amélioration, parler à un thérapeute ou un psychiatre. Le burnout et la dépression clinique se chevauchent significativement, et le bon type de soutien fait une vraie différence dans la durée de la récupération.

Le coaching est utile à un stade différent: quand on est assez stable pour penser, mais qu’on a besoin d’aide pour comprendre ce qui vient ensuite, ce qu’on veut vraiment de son travail, et comment construire des conditions qui ne reproduisent pas le même résultat.

Si c’est là où vous en êtes, contactez-moi.

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